| Citroën Grand C4 Picasso HDi 138 Exclusive |
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| Écrit par Jean-Pierre Joyeux | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 30-09-2006 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Avec un pare-brise immense, d’indéniables qualités routières et une réelle qualité de vie à bord, le Grand C4 Picasso entre de plein pied dans le monde du tourisme décontracté. Attrayant, ce véhicule qui fourmille d'astuces nous accueille dans une atmosphère confortable et chaleureuse. Son indépendance se lit sur la calandre.
Citroën, autrefois maître de l’audace technique, est en passe de devenir le grand spécialiste du coup d’éclat marketing. Pur monospace selon la classification du marché, le Grand C4 Picasso est également un « Visiospace » selon la terminologie du constructeur. Quoi qu’il en soit, avec sept places assises, ce modèle s’intercale en dimensions et en habitabilité entre la Xsara Picasso et le C8, de manière à remplir les cases commerciales encore laissées vacantes par la concurrence. Bien que dérivé d'un modèle grand public, il appartient en toute logique à la catégorie des familiales et routières.
Le prix élevé de la version HDi 138 prouve qu’il s’agit bel et bien d’une finition de prestige destinée à remorquer la gamme. La tentation de compléter l’aménagement avec l’ensemble des suppléments proposés ne risque certes pas d’alléger la facture.
Le véhicule reprend les idées originales introduites sur les précédentes C4, ainsi que sur la C6, telles que l’ambiance parfumée ou le système d’alerte de franchissement de ligne continue ( Selon le crédit qu’on leur attribue, quelques dispositifs frôlent le domaine du gadget. C’est notamment le cas du – pourtant - très ingénieux système de mesure de créneau disponible couplé avec les aides au stationnement. On ne peut parallèlement nier l’intérêt des équipements permanents de la finition Exclusive, tels que la suspension pneumatique, les phares directionnels au xénon, le détecteur de pression basse des pneumatiques, l’ouverture de la lunette arrière ou les barres de toit, ni sous-estimer, sur un véhicule aussi lumineux, l’utilité des stores aux places arrière.
Une planche de bord très sobre, plus chaleureuse en version bicolore, ne s’encombre pas de fioritures. Les commandes, presque toutes regroupées au centre du volant à moyeu fixe se veulent pratiques, mais réclament une certaine accoutumance et dérouteront probablement quelques conducteurs.
La contenance du coffre en configuration normale est généreuse. Elle devient cependant inexploitable sur de longues distances lorsque les sept places sont occupées. En volume utilitaire complet, le plancher n’est pas totalement plat, contrairement aux affirmations du constructeur, mais présente un angle parfois malcommode en cas de chargement d’objets encombrants.
Contrairement à la plupart des monospaces qui donnent le sentiment de n’accepter d’être pilotés que par des bons pères de familles, le C4 Picasso ne manque pas de caractère sur la route. Sa conduite est récréative, bien rythmée par la boîte de vitesse robotisée. Le sélecteur séquentiel, commandé par des palettes fixes sous le volant, met le tempérament dynamique du véhicule en valeur. Sur des itinéraires sinueux, le comportement est stable, sans souffrir d’inertie. Les rappels de direction sont toutefois capricieux. Il convient de ramener le volant en ligne après avoir tourné à l’angle d’une rue, ou bien en sortie de rond-point. Parallèlement, quelques phénomènes parasites de roulis sont sensibles à basse vitesse si l’on manipule la direction de manière saccadée.
Il y a déjà belle lurette que le moteur HDi 138 a fait ses preuves. Cette mécanique à poigne, à la fois souple, vigoureuse et sociable, s’harmonise parfaitement avec ce véhicule large et naturellement pesant. C’est sur les résultats d’une consommation très raisonnable que l’on reconnaît la qualité du travail accompli par les ingénieurs. Cette version coiffe la gamme avec panache.
On a le sentiment que dans la gamme Picasso, la Xsara et le C4 font un peu double emploi. Toutefois, avec des aménagements inédits et des solutions pratiques intéressantes, l’attrait de la nouveauté va incontestablement au C4. Un modèle que l’on aborde avec quelques réserves au premier contact, mais que l’on finit par trouver tout à fait convaincant au fil des kilomètres. |
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